Sans titre

Tafukt, une nouvelle revue culturelle Vestiges et archéologie mis en avant par Hassane Madi Excellente idée que de rassembler toutes les plumes de la région pour donner naissance à une revue culturelle intitulée Tafukt (soleil). On achète une revue, un peu par hasard, dans un kiosque de ville. Il s’agit en effet de Tichy ou d’Aokas ; on s’attend à y trouver des informations touristiques sur des villes de la wilaya de Béjaïa. Et puis, en lisant les premières pages, c’est l’éblouissement ! On tient là, d’évidence, les vestiges culturels et archéologiques sur lesquels repose la région du littoral (Aokas et Tichy ), son histoire, ses coutumes traditionnelles, superbement ravivées, mais aussi une revue de passion et de savoir. Voici donc le résumé que l’on retient dès la lecture des premières pages de la revue éditée par l’Association du centre culturel Aokas, un groupe de jeunes, dirigé par M. Zaouche Abdelhafid, un célèbre inconnu rentré récemment des Etats Unis d’Amérique. En effet, Tafukt a mis l’accent sur la sauvegarde et la réhabilitation du patrimoine archéologique, culturel et artistique de la région. C’est d’ailleurs l’un des objectifs assignés à cette revue. Son rédacteur en chef, M. Zaouche, que nous avons rencontré en ville, nous a fait part de son intention de mettre en exergue, dans les prochaines éditions, la culture de la langue amazighe, tout en précisant que la région de Béjaia montre un grand intérêt à ce sujet. «Malheureusement, les jeunes ignorent cela», se désole-t-il. Les 24 pages de cette revue bien écrite se lisent avec un grand intérêt. On relève cependant de nombreuses erreurs de rédaction. Le rédacteur en chef de la revue reconnaît les erreurs qui se sont glissées. Il espère qu’elles ne se renouvelleront plus dans les prochains numéros. Dans le premier numéro de Tafukt, il y a un peu de culture qui s’est traduite par une interview du jeune chanteur Ouaret Hocine, et l’insertion de l’un de ses poèmes traitant de l’amour et de la mansuétude. Il en a été de même pour l’histoire, rapportée à travers un récit se rapportant aux origines ancestrales des habitants de la région. Rien n’a été négligé, ni le problème du logement ni celui de l’immigration ou encore du sport. Mais l’article le plus captivant est certainement celui écrit par le rédacteur en chef, traitant de l’immigration. Il s’agit en effet, du cauchemar vécu par M. Zaouche, qui avait séjourné durant quelques années aux Etats-Unis, avant d’être traité de malfrat puis expulsé en 2002 vers l’Algérie, suite aux attentats terroristes qui ont secoué le Pentagone. La raison pour laquelle il a été expulsé, c’est qu’il avait un prénom arabo-musulman. Ce nouveau produit culturel fait revivre le travail proprement culturel et artistique des jeunes créateurs. La revue s’est mise aussi à redonner vie et espoir à une région, encore hantée par le spectre du suicide. C’est une revue à lire et à méditer ; une lecture plus étoffée sur le site Internet : www.aokas.forumactif.com Longue vie à Tafukt. H. M.

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